OSAM FORMATIONS
Quand la formation devient un avantage concurrentiel
Article rédigé par Elisa Bauer
- 4 avril 2026 9 h 28 min
Le marché du travail connaît une transformation profonde, marquée par l’accélération technologique, l’évolution des modes de travail et la montée en complexité des organisations. En Suisse comme en Europe, les entreprises ne recherchent plus uniquement des profils experts dans leur domaine : elles attendent des professionnels capables de s’adapter, de communiquer, de décider et de collaborer dans des environnements en constante mutation.
Dans ce contexte, la formation devient un levier stratégique, tant pour sécuriser les compétences clés que pour maintenir la performance et l’employabilité à long terme.
Des compétences en forte tension sur le marché
Les dernières études sur l’emploi convergent : les besoins des entreprises évoluent plus vite que les compétences disponibles. Les métiers se transforment, les frontières entre fonctions s’estompent et les attentes envers les cadres et managers se renforcent.
Aujourd’hui, les compétences les plus recherchées ne se limitent plus à un savoir technique pointu. Elles combinent expertise métier, compréhension globale de l’environnement économique et capacités relationnelles avancées. C’est précisément à l’intersection de ces dimensions que la formation professionnelle prend tout son sens.
Top 10 des compétences les plus recherchées
Le graphique ci‑dessous illustre les compétences que les employeurs mondiaux identifient comme les plus essentielles pour 2025, d’après le rapport WEF, Future of Jobs 2025.
Les données montrent notamment que :
– La pensée analytique (≈ 69 %)
– La résilience, la flexibilité et l’agilité (≈ 67 %)
– Le leadership et l’influence sociale (≈ 61 %)
– La pensée créative (≈ 57 %)
sont considérées comme des compétences clés par la majorité des employeurs. Ce classement illustre que les compétences transversales occupent désormais une place centrale, même dans des fonctions historiquement techniques ou spécialisées.
Techniques vs Comportementales : une opposition dépassée
Pendant longtemps, les entreprises ont opposé compétences techniques (hard skills) et compétences comportementales (soft skills). Or, cette distinction devient de moins en moins pertinente. Les organisations performantes recherchent des profils capables de mobiliser les deux simultanément.
Un manager, par exemple, ne peut plus piloter une équipe sans maîtriser les fondamentaux de la finance, tout comme un expert financier doit être capable de communiquer clairement ses analyses et de travailler en transversal. De même, la maîtrise des langues est devenue un prérequis stratégique dans un environnement suisse et internationalisé.
Pourquoi certaines formations deviennent stratégiques
Face à ces mutations, plusieurs domaines de formation s’imposent comme prioritaires :
Langues : un levier incontournable pour les cadres évoluant dans des environnements multiculturels.
Management et leadership : gestion d’équipes hybrides, conduite du changement, engagement des collaborateurs.
Finance pour non-financiers : comprendre les enjeux économiques et piloter son activité avec pertinence.
Communication professionnelle : structurer un message, convaincre, négocier et valoriser son expertise.
Formations orientées carrière : anticipation des évolutions métier, repositionnement stratégique des compétences, sécurisation de l’employabilité.
La formation comme investissement stratégique
Les organisations qui privilégient des formations ciblées, adaptées à leurs enjeux et à leurs métiers, constatent des impacts concrets : meilleure performance opérationnelle, engagement accru des collaborateurs et capacité renforcée à faire face aux transformations à venir.
Plus que jamais, développer les compétences critiques d’aujourd’hui, c’est préparer la performance de demain.