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Comment négocier l’achat d’une voiture ?

Nos conseils et indications

1. Préparation stratégique avant la négociation (MESORE & info asymétrique)

Avant de parler au vendeur, vous devez :

  • Définir votre budget plafond réel ET votre offre d’ouverture (optimiste mais crédible).
  • Rechercher le vrai prix de marché via :
  • Obtenir au moins 2 offres concurrentes pour créer un levier de négociation (MESORE = meilleure solution de repli).

Objectif : Entrer dans la négociation en position de force avec des données précises que le vendeur ne pense pas que vous possédez.

 

2. Contrôlez le cadre dès l’entrée

Dès votre arrivée :

  • N’annoncez jamais votre budget d’emblée.
  • Ne paraissez pas trop enthousiaste : restez intéressé, mais distant.
  • Posez des questions ouvertes pour prendre le lead :
    • « Quels modèles sortent le plus en ce moment ? »
    • « Pourquoi ce modèle est intéressant selon vous ? »
    • « Est-ce que ce véhicule est resté longtemps en stock ? »
    • « Avez-vous déjà baissé son prix récemment ? »

Technique utilisée : Framing inversé (vous faites parler le vendeur avant de vous dévoiler) + asymétrie d’information.

 

3. Créez une relation détendue sans trop parler

  • Utilisez un ton calme, légèrement descendant (plus confiant).
  • Laissez le vendeur faire +50 % de la conversation.
  • Pratiquez l’écoute active :
    • Répétez les derniers mots : « Vous dites que c’est un modèle recherché ? »
    • Hochez la tête, regardez dans les yeux.
    • Ne coupez pas la parole — utilisez les silences (le vendeur finira par combler le vide avec des infos utiles).

Astuce comportementale : Une personne qui se sent écoutée fait davantage de concessions.

 

4. Annoncez votre prix de façon stratégique

Quand vient le moment :

  • N’annoncez pas votre meilleur prix. Donnez une offre « optimiste mais défendable ».
    • Ex : « J’ai vu des modèles équivalents à 19 500 CHF. Je serais dans ces eaux-là, avec les options incluses. »
  • Utilisez l’ancrage inversé :
    « Vous allez peut-être trouver ça très en dessous… mais je préfère vous dire franchement où je me situe. »

Cela baisse les attentes du vendeur avant même d’annoncer votre chiffre.

Objectif : créer une référence mentale basse, tout en paraissant honnête.

 

5. Désarmez les objections

Voici les objections fréquentes du vendeur, et comment y répondre :

🧱 Objection

🎯 Réponse stratégique

« Ce prix est déjà très bas. »

« Je suis prêt à conclure rapidement si on trouve un petit geste supplémentaire pour équilibrer la balance. Qu’est-ce que vous pourriez faire pour que j’accepte de signer aujourd’hui? »

« Je dois en parler à mon responsable. »

« Tout à fait. Avant que vous le fassiez, est-ce qu’on peut s’assurer qu’on est déjà d’accord sur toutes les modalités ainsi que sur le tarif ? »

« On ne peut vraiment pas aller plus bas. »

« Je ne cherche pas à tirer les prix au plus bas, mais à avoir un rapport qualité-prix qui soit juste et mutuellement bénéfique. Si le tarif est fixe, est-ce qu’on peut ajouter XXX ? »

« On ne fait pas de remise sur ce modèle. »

« Je comprends. Le modèle est intéressant mais le tarif est éloigné de ce que je peux me permettre. Si vous étiez à ma place, que négocieriez-vous à la place du prix ? »

« Il faut signer aujourd’hui pour garder ce prix. »

« Je comprends la logique commerciale. Cela dit, je préfère prendre 48h pour valider à tête reposée. Est-ce que vous pouvez geler ce prix jusque-là ? »

 

6. Ne négociez pas que le prix : négociez la valeur globale

Demandez toujours des avantages additionnels :

  • Services gratuits : plaques, service, changement pneus, vidange offerte.
  • Extension de garantie ou financement sans frais.
  • Accessoires inclus : tapis, attelage, options logicielles.

Psychologie du packaging : Demander un petit plus renforce le sentiment de victoire sans forcément coûter cher au vendeur (effet IKEA, Zaltman 2002).

 

7. Utilisez le timing à votre avantage

  • Fin de mois / fin de trimestre : les vendeurs ont des objectifs à atteindre.
  • Heures creuses (mardi/jeudi après-midi) : moins de passage, plus d’attention.
  • Patience stratégique : si on vous refuse un prix, dites :
    « D’accord, je vais réfléchir. Si jamais vous revoyez votre position, n’hésitez pas à me rappeler. »

Puis laissez passer 48h. Vous serez surpris.

Source : Étude Danziger et al. (2011) — les décisions deviennent plus favorables quand le stress ou les objectifs de fin de cycle augmentent.

 

8. Formalisez lentement : ne signez jamais trop vite

Même si le vendeur vous dit : « L’offre ne tient qu’aujourd’hui ! », répondez :

« Je le comprends, mais signer un achat comme celui-ci demande au minimum 24h de recul. »

Cela évite le biais d’urgence artificielle (biais de rareté, Cialdini).

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