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OSAM FORMATIONS

Marché de l’emploi en Suisse

Pour commencer, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre activité dans le domaine du recrutement et du conseil RH ?

Je suis consultant en recrutement chez Accès Personnel à Martigny au sein du Groupe Integraal  métiers que j’exerce depuis 25 ans. Concrètement, j’accompagne des entreprises à trouver les bons profils ou à mettre en place les solutions RH les plus adaptés à leur problématique et pour les candidats je les accompagne à construire leur trajectoire.

Ma conviction est qu’un bon recrutement ne se fait pas au feeling, mais en lisant le marché, ses chiffres, ses tendances, ses points de tensions. Et une grande partie de ce métier, c’est le lien qui fait la différence, il faut savoir entretenir un réseau, rester connecté au terrain, partager cette lecture du marché. Je dirais que mon rôle, c’est d’être le traducteur de ces signaux en décisions concrètes, que ce soit pour une PME qui recrute ou pour quelqu’un qui veut faire évoluer sa carrière.


Comment décririez-vous aujourd’hui le marché de l’emploi en Suisse et les principaux défis auxquels font face les entreprises ?

On entend souvent que le marché suisse va bien : le chômage est stable, autour de 3 %-4% selon les cantons, Mais ce chiffre cache quelque chose de plus intéressant pour qui veut piloter sa carrière. Pour moi on est entré dans un marché à deux vitesses. D’un côté, l’intelligence artificielle transforme énormément les métiers administratifs, commerciaux ou informatiques, et les besoins y reculent. De l’autre, des secteurs comme la santé, la construction ou la technique restent en forte demande.

 Je dirais que le vrai défi, pour les entreprises comme pour les individus, ce n’est plus la quantité d’emplois c’est l’adéquation entre les compétences et les besoins réels. Et dans ce marché plus fragmenté, une part toujours plus conséquente des opportunités ne passe plus par les annonces : elle circule dans les réseaux. Savoir s’y rendre visible devient un vrai atout.

 

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que vous observez chez les PME lorsqu’elles recrutent ?

La première, c’est de recruter dans l’urgence : on attend qu’un poste devienne critique, puis on cherche dans la précipitation, sans avoir anticipé.
La deuxième, c’est la fiche de poste irréaliste le fameux “mouton à cinq pattes qui décourage les bons candidats
Une troisième, plus discrète mais coûteuse : négliger l’après, c’est-à-dire l’intégration et la montée en compétences, alors que c’est souvent là que se joue la fidélisation.
Une dernière, très répandue : rester invisible. Beaucoup de PME n’ont aucune présence sur les réseaux professionnels, aucune marque employeur résultat, même avec un beau poste à offrir, personne ne les connaît.

 

Quels conseils donneriez-vous aux candidats qui souhaitent mieux gérer leur carrière et se démarquer sur le marché suisse ?

Le premier, c’est de se situer honnêtement : dans quel segment du marché suis-je ? Si mon métier est exposé à l’automatisation, mieux vaut anticiper que subir.
Le deuxième se former en continu chaque année, investir dans une compétence que la machine ne remplace pas : le jugement, la relation humaine, l’encadrement.
Enfin être visible. Beaucoup de bonnes opportunités ne sont jamais publiées : elles circulent dans les réseaux.

Donc cultivez le sien en continu, pas seulement quand on cherche un poste. Et se rendre lisible notamment sur LinkedIn comme ailleurs, un profil clair, qui met en avant des résultats concrets plutôt que des intitulés, permet à un recruteur de comprendre leur valeur en un coup d’œil. En gros En résumé : se former, se montrer, rester mobile.

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