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Anglais professionnel en entreprise

Anglais professionnel en entreprise : quel niveau viser en Suisse ?

Article rédigé par Elisa Bauer

La Suisse figure parmi les pays européens où le niveau d’anglais est le plus solide. Ses entreprises exportent, recrutent à l’international et pilotent des équipes multiculturelles au quotidien. Mais « un bon niveau général » et « le niveau qu’il faut pour saisir une opportunité précise » sont deux choses différentes. Pour les directions RH, la vraie question n’est pas « nos équipes parlent-elles anglais ? », mais « à quel niveau, et sur quelles compétences précises ? »

 

Un très bon niveau national, avec une marge de progression ciblée

Selon l’édition 2025 de l‘EF English Proficiency Index, qui mesure chaque année les compétences en anglais de millions d’actifs dans le monde, la Suisse obtient un score de 564 points et se classe 30e mondial, nettement au-dessus de la moyenne globale de 488. C’est un résultat solide, cohérent avec la réputation internationale du pays.

Ce classement montre aussi qu’il reste de la marge : certains voisins européens, comme l’Allemagne ou l’Autriche, obtiennent des scores encore plus élevés. Pour une économie aussi tournée vers l’international que la Suisse, cette marge représente un vrai levier de compétitivité à activer, pas une faiblesse à corriger dans l’urgence.

 

La compétence la plus stratégique à muscler : l’oral

Le détail par compétence de l’EF EPI donne une indication précieuse pour prioriser les efforts de formation. Les Suisses obtiennent 576 points en lecture et 557 en compréhension orale, mais 515 en expression écrite et 481 en expression orale. Ce sont d’excellents chiffres pour comprendre l’anglais, lire un rapport, suivre une visioconférence, décrypter un e-mail ne posent généralement pas de problème.


L’opportunité se situe sur la prise de parole : animer une réunion, défendre un dossier à l’oral, improviser une réponse en négociation. Ce sont des compétences qui se développent différemment de la compréhension : elles demandent de la pratique en situation réelle, pas seulement de la révision de grammaire ou de vocabulaire. C’est précisément là que se joue la différence entre un collaborateur « à l’aise avec l’anglais » sur le papier et un collaborateur capable de porter un dossier à l’oral face à un client ou un partenaire international.

 

Des profils différents selon les régions

Autre élément utile pour calibrer une politique de formation à l’échelle nationale : le niveau d’anglais varie selon les régions linguistiques. Les zones germanophones affichent un score moyen de 583, contre 539 en Suisse romande et 526 au Tessin. Au niveau des villes, on observe aussi des écarts intéressants : Zurich et Bâle dépassent 620 points, Lausanne atteint 575, Genève se situe à 555.

Ces écarts ne remettent pas en cause le sérieux des équipes locales, ils reflètent des contextes économiques et linguistiques différents. Pour une entreprise avec plusieurs sites, l’enseignement pratique est simple : un même programme de formation, pensé pour un site, ne produira pas les mêmes résultats ailleurs. Adapter le point de départ site par site permet d’obtenir un vrai retour sur investissement, plutôt que d’appliquer une solution uniforme.

 

Muscler l’expression orale professionnelle a un effet direct et mesurable sur plusieurs points clés de l’activité :

  • Autonomie en négociation : chaque collaborateur peut porter son dossier à l’oral, sans dépendre systématiquement d’un collègue plus à l’aise.
  • Mobilité interne facilitée : les postes à dimension internationale peuvent s’ouvrir à davantage de profils qualifiés, pas seulement aux plus confiants en anglais.
  • Image professionnelle renforcée : une prise de parole fluide et assurée valorise l’expertise réelle du collaborateur face à un interlocuteur international.
  • Équipes plus autonomes : moins de dépendance à quelques « relais anglais » internes pour les échanges sensibles.

C’est un investissement dont l’effet se voit directement dans la qualité des échanges commerciaux, la fluidité des collaborations internationales et l’attractivité des postes ouverts aux équipes suisses.

 

Quel niveau viser, concrètement ?

Pour la majorité des postes à interaction internationale, vente, achats, management, relation client, le niveau B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) constitue un bon socle opérationnel, avec un objectif C1 pour les postes de négociation ou de direction. En dessous de B2, la compréhension reste bonne, mais la prise de parole spontanée demande encore un vrai travail, cohérent avec ce que montrent les données EF EPI pour la Suisse.

L’enjeu n’est donc pas de multiplier les heures de cours généralistes, mais de cibler précisément l’oral professionnel : prise de parole en réunion, argumentation commerciale, gestion des imprévus en négociation. Une compétence qui se travaille par la pratique régulière et la mise en situation, plus que par l’apprentissage passif.

 

Construire une formation qui a un vrai impact

Les entreprises qui obtiennent les meilleurs résultats commencent toujours par la même étape : mesurer précisément le niveau réel de chaque collaborateur, plutôt que de se fier à une impression. Elles construisent ensuite un parcours ciblé sur les compétences qui comptent vraiment pour leur activité, l’oral, la négociation, la présentation devant un client international, plutôt qu’un programme générique.

Chez Osam Formations, c’est cette approche que nous mettons en œuvre avec les entreprises suisses : un diagnostic de niveau précis, puis une formation construite autour des situations professionnelles concrètes de vos équipes.

 

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