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Pénurie de métiers en suisse

Métiers en pénurie en Suisse : quelles formations choisir ?

Article rédigé par Elisa Bauer

En janvier 2026, le taux de chômage suisse atteint 3,2 %, avec 152’280 personnes sans emploi. Dans le même temps, 48’904 postes vacants sont annoncés aux offices régionaux de placement, en hausse de plus de 36 % sur un mois. Ce paradoxe résume assez bien la situation : le marché du travail suisse ralentit, mais il continue de manquer cruellement de profils qualifiés sur certains métiers.

La dernière étude annuelle complète sur le sujet, publiée par le groupe Adecco et l’Université de Zurich fin 2025, montrait déjà un indice de pénurie en recul de 22 % par rapport à 2024, un retour proche des niveaux d’avant-pandémie. Mais sur 32 catégories professionnelles suivies, quatre restaient structurellement en déséquilibre : la santé, l’encadrement dans la construction, les techniciens spécialisés et l’électrotechnique. Une étude du Centre de recherches conjoncturelles (KOF) publiée en mars 2026 va plus loin : environ 400’000 personnes pourraient manquer sur le marché du travail suisse au cours des dix prochaines années. Le changement démographique est cité comme facteur principal par 87 % des économistes interrogés, devant l’inadéquation des qualifications et l’accès insuffisant à la main-d’œuvre étrangère.

Concrètement, cette pénurie prend des visages très différents selon les secteurs. L’horlogerie de l’Arc jurassien estime avoir besoin d’environ 4’000 professionnels microtechniques (régleurs, polisseurs, opérateurs CNC) d’ici la fin de l’année. La logistique et le transport routier anticipent un manque pouvant atteindre 80’000 chauffeurs poids lourds d’ici 2032. Le secteur ICT, lui, table sur une pénurie structurelle de 54’000 spécialistes à l’horizon 2033. À l’inverse, les métiers de bureau, administratifs et commerciaux classiques restent en surplus, fortement concurrencés par l’automatisation et l’intelligence artificielle.

 

Une pénurie qui ne se résout jamais uniquement « métier par métier »

Santé, construction, technique, ICT : ces secteurs concentrent l’attention. Mais aucune pénurie sectorielle ne se comble uniquement en formant plus de soignants, de techniciens ou de développeurs. Chaque secteur en tension a besoin, en parallèle, de fonctions transversales pour absorber la charge : du personnel administratif qualifié dans les structures de soins, des responsables sécurité sur les chantiers et sites industriels, une chaîne logistique pilotée par des professionnels certifiés, des équipes RH capables de recruter vite dans un marché de candidats, et des managers capables de structurer la transformation digitale qui redessine les métiers de bureau.

Ce sont précisément ces fonctions transversales, moins visibles dans les gros titres, mais tout aussi recherchées sur le terrain, qui recrutent activement en 2026. Et ce sont ces compétences qu’un brevet fédéral permet de faire reconnaître officiellement, sans quitter son emploi.

 

Cinq formations pour se positionner sur les secteurs en tension

Secrétaire médicale.
La demande de personnel administratif qualifié progresse au rythme du vieillissement démographique et des besoins accrus en soins. C’est une porte d’entrée directe et accessible vers le secteur santé, sans passer par une formation clinique.

Spécialiste de la sécurité au travail et de la protection de la santé (STPS), brevet fédéral.
La construction reste l’un des secteurs officiellement en pénurie structurelle. Chantiers et sites industriels ont besoin de professionnels capables de garantir sécurité et conformité, une compétence qui se raréfie à mesure que les effectifs expérimentés partent à la retraite.

Spécialiste en logistique, brevet fédéral.
Entre la pénurie annoncée de chauffeurs et la tension chronique sur toute la chaîne d’approvisionnement, une certification fédérale en logistique ouvre des postes à responsabilité dans l’industrie, la distribution ou la santé elle-même.

Spécialiste en ressources humaines, brevet fédéral.
Paradoxe frappant : plus la pénurie de compétences est forte, plus les fonctions RH sont sous pression pour recruter, fidéliser et former. Les entreprises cherchent activement des professionnels RH certifiés pour gérer cette tension à leur échelle.

AI Business Specialist, brevet fédéral.
Les métiers de bureau reculent, mais un nouveau besoin émerge : celui de professionnels capables de piloter l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus métier. C’est l’un des profils les plus recherchés de 2026, à la croisée du management et de la technologie.

 

Se former sans interrompre sa carrière

Le brevet fédéral suisse est conçu pour des professionnels en activité : cours du soir, week-end ou visioconférence, avec une préparation généralement comprise entre 9 et 24 mois selon le brevet visé. Depuis 2018, la Confédération rembourse jusqu’à 50 % des frais de préparation, dans la limite de CHF 9’500.–, à condition de se présenter à l’examen fédéral.

Chez OSAM, plus de 15 brevets et diplômes fédéraux sont accompagnés par des formateurs en activité, avec un suivi personnalisé jusqu’au dépôt du dossier d’examen. Dans un marché qui se redistribue plutôt qu’il ne se contracte, la vraie question n’est plus « y a-t-il une pénurie ? » mais « sur quel poste voulez-vous devenir la référence ? »

 

Envie d’échanger sur le brevet le plus pertinent pour votre profil ? L’équipe OSAM vous répond en entretien conseil, gratuitement.

 

 

Sources des chiffres cités : 

Chômage et postes vacants (janvier 2026) — SECO (Secrétariat d’État à l’économie), communiqué officiel « La situation sur le marché du travail en janvier 2026 », Berne, 06.02.2026 : https://www.admin.ch/fr/newnsb/IE-cnnqn1RBbUQh_w1uQ0

Indice de pénurie de main-d’œuvre 2025 — Stellenmarkt-Monitor Schweiz, Université de Zurich (étude co-publiée avec The Adecco Group Switzerland), 27.11.2025 : https://www.stellenmarktmonitor.uzh.ch/de/indices/fachkraeftemangel.html

400’000 personnes manquantes sur le marché du travail suisse d’ici 10 ans — Banque nationale suisse (BNS), étude relayée par la NZZ, juillet 2025 : https://www.rts.ch/info/economie/2025/article/penurie-de-main-d-uvre-en-suisse-400-000-travailleurs-manquants-d-ici-2033-28948993.html

87 % des économistes citent le changement démographique comme cause principale — KOF, Centre de recherches conjoncturelles (EPF Zurich), enquête décembre 2025 publiée dans La Vie économique (revue du SECO), avril 2026 : https://dievolkswirtschaft.ch/fr/2026/04/comment-les-entreprises-suisses-evaluent-et-gerent-la-penurie-de-main-doeuvre/

~3’835 professionnels microtechniques à former/recruter d’ici 2026 — Convention patronale de l’industrie horlogère suisse (CP), enquête quinquennale, 2022 : https://cpih.ch/

Jusqu’à 80’000 postes manquants dans le transport de marchandises d’ici 2032 — Université de Saint-Gall (HSG), étude relayée par la RTS, avril 2025 : https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/penurie-de-chauffeurs-poids-lourds-en-suisse-80-000-postes-manquants-d-ici-2032-28841168.html

Déficit de 54’400 spécialistes ICT d’ici 2033 — ICT-Formation professionnelle Suisse, étude réalisée par BSS Volkswirtschaftliche Beratung, septembre 2025 : https://www.ict-berufsbildung.ch/dici-2033-54-400-professionnels-ict-supplementaires-doivent-etre-formes

 
 

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